EXERCICES

Exercice nucléaire les 1er et 2 décembre 2015

 

Les 1er et 2 décembre 2015, un exercice national de sécurité nucléaire se déroulera sur la base aérienne 702 d’Avord (BA 702). Il est organisé conjointement par la préfète du Cher, l’Autorité de sûreté nucléaire Défense (ASND) et l’Armée de l’Air.

La Défense, au même titre que d’autres exploitants nucléaires (EDFÉlectricité de France, AREVA, CEA …), est soumise aux textes de lois relatifs à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire.

A ce titre, elle doit comme tous les sites nucléaires français évaluer son niveau de réaction et d’organisation à l’aide d’exercices réguliers.

L'architecture des armes nucléaires rend impossible, même dans les conditions les plus extrêmes, tout risque d'explosion nucléaire non décidée par les autorités de l'Etat. Seul subsiste, en cas d'accident lors d'une manipulation sur l'arme, un risque de dispersion dans un périmètre limité de particules radioactives susceptibles de provoquer une contamination des sols et des individus les ayant respirées ou absorbées.
 
La qualité de la formation et de l’entraînement du personnel et le niveau particulièrement élevé des mesures de sécurité appliquées au sein de la base aérienne d’Avord permettent d’assurer que ce risque radiologique est infime.
 
Toutefois, les autorités militaires et civiles ont le devoir de se préparer à une telle éventualité.
 
Airnuc 2015 est donc un exercice qui doit permettre de tester la mise en œuvre des plans d’urgence et la capacité des cellules de crise à limiter les conséquences d’une situation d’urgence radiologique en assurant en toutes circonstances la protection de la population riveraine et de l’environnement.

Cet exercice simulera, à partir d’un scénario inconnu des participants, un accident affectant une ou plusieurs armes de type ASMPA (Air-Sol Moyenne Portée Amélioré) en service dans les forces aériennes stratégiques.
 
Un certain nombre de dispositions seront mises en place : le déclenchement du Plan d’urgence interne (PUI) et la mise en œuvre par la préfète du Plan particulier d’intervention (PPIPlan particulier d'intervention),  avec :
 
- Le déclenchement de l’alerte 
- La mise à l’abri et à l’écoute des personnels de la base et des riverains
- L’intervention sur la zone sinistrée
- Les mesures de radioactivité dans l’environnement et l’étude de leurs conséquences
 
L’ensemble de ces actions n’aura pas d’impact sur les riverains qui pourront circuler librement pendant l’exercice.

Dossier de presse

Les bons reflexes en cas d'alerte